J'avais révisé le voleur, vous savez, ainsi que Dungeons. Oui, j'avais bien fait mes devoirs, sauf que. Sauf que aujourd'hui, nouvel univers, nouveau MJ. Oui, bonjour J. en tant que joueur, bye bye maître du jeu étrangement pervers.
Si G. est légèrement moins pervers à mon égard (quoi, que...), il n'en est pas moins un maître de la manipulation. Vous savez, cette part que tout le monde n'a pas, et que j'aimerais bien trouver en moi. Après des début difficiles, un indic peu bavard, à moins d'une nuit avec moi en tant que geisha (non, mais faut pas rêver, hein), sa mort dans des circonstances étrange après une phrase toute aussi énigmatique censée nous aider, ma coéquipière décide de s'enivrer. Et de payer, accessoirement, une tournée à toutes personnes dans le tripot. Erf, 500po, ça va pas être possible, là, maintenant, accessoirement. Bien sûr, grâce à un morceau de flûte magnifique, je réussis à hypnotiser les gorilles qui nous surveillent, et à leur faire croire qu'ils sont clients, et qu'ils sont attendus à l'étage. Ah, zut, mes compagnons sont hypnotisés eux aussi... bon, sortons d'ici, hardis compagnons, vous, votre rendez-vous, il est dehors !
Bien sûr, je pourrais vous raconter les traversées en bateau qui ne mènent à rien, ma coéquipière, qui cherche de l'alcool très très souvent, mon coéquipier qui ne parle pas beaucoup, et s'exprime en mimant (oui, oui, c'est fort drôle). Je pourrais vous parler de R. qui s'occupe du roleplay de geisha de monsieur J., l'elfe aux cheveux noirs, plutôt chaotique, dirions-nous, et que je ne peux pas tolérer (et qui nous réclame bien sûr, 500po, faut pas déconner non plus). Je pourrais vous parler de mon golem que je n'ai pas pu utiliser une seule fois, puisque les b½ufs qui tiraient le chariot dans lequel se trouvait mon golem, ont été sauvagement assassinés (merci, à toi, ô grand maître du jeu...), me rendant, dans le même mouvement, à peu près aussi utile qu'une plante verte. Parlons aussi de J. ce sale elfe qui m'a volée mon sceau de l'empereur pendant que je dormais. Je pourrais vous dire aussi que je nous ai tous vus morts, lors de la bataille finale, alors qu'un énorme brouhaha ne nous annonce rien de bon, tandis que ma coéquipière nous déclare que ce sont des morts vivants qui arrivent. Heureusement pour nous, elle réussi à invoquer un kami avant de tomber dans les vapes, puisque salement touchée. Et c'est là que le maître du jeu, tout fier, nous annonce que ce kami était plutôt du genre à TOUT dévaster. "Tout, tout ?" "TOUT !" "Tout... même nous ?" "Tout, je te dis !" Alors, vient l'arrêt sur image des séries télés. Les morts vivants tombent, l'invocateur est donc mort... oh, mais qu'est-ce donc, la-haut dans le ciel ? ... oh, mais c'est un gros soucis. Et nous reprendrons la suite lors d'une autre partie, une fois que la frustration se sera dissipée.
Merci monsieur le maître de jeu si respectable.
[ Cet article n'a aucun intérêt pour vous, mais voyez-vous, je sais pourquoi j'ai si vite accroché au jeu de rôle. Pendant quelques paires d'heures, je peux enfin être quelqu'un d'autre. Ne plus penser aux soucis d'argents, problèmes de c½ur, et problème d'estime de soi. La seule chose que l'on ait en tête c'est : je ne veux pas mourir, je ne veux pas mourir... Et j'adore ça. ]